Toutes Blessent La Dernière Tue

Publié le par Rachel

Auteur : Karine GIEBEL
Editions : BELFOND
Nombre de pages : 744

 

Résumé :

Maman disait de moi que j'étais un ange.
Un ange tombé du ciel.
Mais les anges qui tombent ne se relèvent jamais...

Je connais l'enfer dans ses moindres recoins.
Je pourrais le dessiner les yeux fermés.
Je pourrais en parler pendant des heures.
Si seulement j'avais quelqu'un à qui parler...

Tama est une esclave. Elle n'a quasiment connu que la servitude. Prisonnière de bourreaux qui ignorent la pitié, elle sait pourtant rêver, aimer, espérer. Une rencontre va peu-être changer son destin...

Frapper, toujours plus fort.
Les détruire, les uns après les autres.
Les tuer tous, jusqu'au dernier.

Gabriel est un homme qui vit à l'écart du monde, avec pour seule compagnie ses démons et ses profondes meurtrissures. 
Un homme dangereux.
Un matin, il découvre une inconnue qui a trouvé refuge chez lui.
Une jeune femme blessée et amnésique.
Qui est-elle ? D'où vient-elle ?

Rappelle-toi qui tu es. Rappelle-toi, vite !
Parce que bientôt, tu seras morte.

 

 

Mon avis :

Si ces deux derniers romans avaient été pour moi deux grandes deceptions, je dois dire que cette fois je retrouve l'auteur que j'ai connu à ses début. Une auteur qui s'est choquer tout en restant dans l'humanité.
J'ai lu tous les romans de Karine Giebel et dans l'ordre, donc je dois dire que j'ai vu évoluer sa plume. Ce dernier roman est un mélange des romans qui m'ont le plus marqué dans ses oeuvres. Un mélange de Purgatoire des innocents, Jusqu'à ce que la mort nous unisse et de Meurtres pour rédemption. Un 3 en 1 qui dés le prologue vous retourne le ventre et vous fait pleurer.

Karine Giebel est revenue sur ce qu'elle fait de mieux le trash humaniste. Elle sait nous montrer le beau dans le mauvais. Elle sait nous donner de l'empathie pour les personnages cruels. 
Elle aborde des sujets que très peu d'auteurs à ce jour osent aborder. Elle sait se renouveler et ne pas faire comme les autres en suivant le style littéraire en vogue pour vendre.

Pour moi, Karine Giebel fait partie des auteurs féminins français dans mes valeurs sûres. Elle a une force et une douceur à la fois. Elle est la seule à pouvoir faire du roman noir psychologique trash au milieu d'un champ de fleurs. Si je devais comparer Karine Giebel à une fleur, elle serait une rose... La rose belle, douce, délicate, mais avec ses épines elle te blesse et te ramène à la réalité.

Chaque personnage est travaillé dans le moindre détails, de cette façon on prend leur place d'une façon simplissime. On souffre pour eux, on vit et on respire pour eux. On pourrait croire qu'on navigue dans une romance noire, mais non ne vous trompez pas, vous lisez du Karine Giebel et les happy end ne sont pas sa tasse de thé.

Les fans de Karine Giebel savent de suite que les petits oiseaux qui chantent avec le prince et la princesse ne seront pas présents, mais nous sommes toujours autant choqués par le final, on prend des claques tout au long de la lecture et encore plus dans les dernières lignes.

Karine Giebel arrive à nous faire oublier la cruauté que nous sommes en train de lire, pour d'un seul coup nous la remettre en pleine face puissance 1 000. Je suis certaine que lorsqu'elle écrit ses romans, elle doit bien rire et se dire quelques choses comme ça "cher lecteur, tu y crois encore aux belles histoire ! Et bien vlan voici que je te remets la réalité en pleine figure."

Toutes blessent la dernière tue, est un roman éprouvant par son réalisme, ses scènes effroyables de torture, plus d'une fois j'ai du me forcer à stopper ma lecture. Ce roman m'a possédé d'une manière assez incroyable, car même si les larmes et la nausée étaient présentes à chaque ligne, je ne pouvais pas m'empêcher de lire. Un pavé hypnotique.

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M
Je me tâte à la prendre ce bouquin...
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