Sandrine

Publié le par Rachel

Sandrine

Un grand merci à James Osmont pour l'envoi en avant première de son nouveau roman Sandrine.

Rappelez-vous, avant l'été je vous ai parlé de Régis. Ce personnage malade, meurtri et tellement humain, il avait réussi à me faire couler des larmes.

 

Sandrine sortira le  5 novembre 2016, sur Amazon.

Résumé :

 

Les chemins tortueux font aimer les lignes droites. Mais sur la route de Sandrine, désormais aucun répit. Les nids de poules succèdent aux cahots. 
Depuis trop longtemps le voyage est solitaire, les virages serrés et les rencontres dangereuses sur le bas-côté. Égarée dans les labyrinthes de la dépression, abandonnée de tous, elle ne se doute pas qu'au détour d'un sentier, dans les impasses sombres et les recoins souillés, se terrent d'autres forces hostiles. De celles qui commandent aux aiguillages de l'existence.
Encore une fois, le Mal l'attend au tournant… 

 

Nombre de pages : 280

 

Mon avis :

 

Note : 18/20

 

Quand la poésie rencontre ce qu'on a de plus sombre en soi. Un tourbillon au travers duquel les sentiments se mélangent.

 

 

Si le tome 1 aborde les thèmes de la schizophrénie et de la sociopathie, le tome 2 lui sera une approche de la dépression et de la perversion. 

Le raptus suicidaire est en grande partie présent. Le raptus c'est la zone de non retour dans une dépression. Dans Sandrine ce n'est pas la même approche des personnages que dans Régis, car ici on peut s'identifier, on peut imaginer et ressentir ce trouble qui touche plus de personnes que nous le croyons. James aborde ce sujet complexe sans langue de bois, il met les mots justes, même si ça peut être choquant, brute et parfois étrange.

La perversion fait son entrée au fil des pages, petit à petit on se demande bien qui peut être ce personnage malsain, cruel et antipathique. Les chemins sont loins et opposés mais d'une manière indirecte elle vont venir se rejoindre.

James est arrivé une nouvelle fois à me faire ressentir une foule de sentiments, d'un extrême à l'autre. Je suis passée de la compassion à la peur, de l'espoir au désespoir.

Une plume qui a pris de la maturité, James navigue entre passages poétiques et "gerbants" (le terme est tel que j'ai pu lui exprimer après lecture d'une scène). Avec subtilité il parvient à retranscrire une scène totalement insoutenable avec de la poésie, ce qui rend la chose d'autant plus malsaine. Un langage soutenu, des termes médicaux (toujours aussi bien expliqués). 

On y retrouve toujours des paroles de chansons et une bande son pour une immersion totale. Mais cette fois elles seront moins présentes, ce n'est pas pour autant qu'elles seront moins fortes, au contraire cette fois je trouve qu'elles seront plus percutantes.

Je referme ce tome 2 avec l'étrange idée qu'un tome 3 devrait pointer le bout de son nez.... Et comment dire.... Jamessssssssssssssss nous fait pas attendre. Bravo, tu réussis à clôturer une histoire tout en écrivant le début d'une nouvelle encore une fois.

Un mélange bizarre, on ne sait pas si on a réellement aimé, mais on en redemande car on ne lâche pas ce roman. Tout comme Régis, ce roman aura son public, mais il peut à mon avis séduire de nouvelles personnes.

Commenter cet article