Le Dieu de New York

Publié le par Rachel

Le Dieu de New York
Nombre de pages : 523

Note : 17 /20

Résumé :

Été 1845. Après des années de débats politiques, New York crée son département de police. Timothy Wilde intègre malgré lui ce fameux NYPD. Ancien barman, il a tout perdu dans un récent incendie : son bar, ses économies et une partie de son visage.
La nuit du 21 août, pendant une ronde, Timothy est bousculé par une petite fille terrifiée. Elle porte une chemise de nuit couverte de sang. Au milieu d'un tissu de mensonges, elle finit par lui révéler qu'elle fuit un homme au capuchon noir qui découpe les enfants en morceaux. Le lendemain matin, le corps d'un petit Irlandais est retrouvé dans une poubelle, une large incision sur le thorax, les organes à nu. La fillette disait vrai, un fou s'en prend aux enfants, mais pas n'importe lesquels, les plus démunis, les immigrés. Timothy se lance dans une traque effrénée pour démasquer cet assassin et éviter que ses sinistres desseins ne mettent la ville de New York à feu et à
sang...

Avis :

Ce que j'ai aimé dans ce roman, c'est de pouvoir vivre en 1845, il faut s'imaginer la vie à cette époque là. Nous sommes dans une époque New York est une terre promise, l'immigration apparaît (Irlandais, Anglais, les anciens esclaves, le peuple noir...), il faut aussi se mettre en tête que la religion a une grande place, les Etats-Unis vivent dans la religion protestante, mais avec l'immigration des peuples, la religion catholique essai de se faire une place. La politique commence aussi à prendre le dessus, ici les démocrates tracent leur chemin.

A la fin du 19 ème siècle, il faut aussi se dire que la police fait tout juste son apparition donc autant se dire de suite qu'ils sont tous novices et que beaucoup sont des gros bras sans trop rien dans la tête.

Nous trouvons aussi les maisons closes, la prostitution est courante et non cachée, mais il y a une prostitution elle qui est bien cachée, celle des enfants "les rivettes".

L'argot a aussi une grande place dans le language familier, on en trouvera tout au long des pages.

L'auteure part sur un fait réel, un incendie qui a eu lieu en décembre 1845, il faisait un tel froid que l'eau était gelée et les pompiers de l'époque ont eu du mal à venir à bout, une grande partie du quartier incendié fut détruit, et énormément de gens ont perdu leur logement et leur travail suite à cette nuit effroyable. Le personnage principal Timothy, en fait partie, il a perdu son logement, son travail de Barman, son argent mis de côté et il a eu des brûlures sur le visages et en 1845 la médecine n'est pas celle de nos jours.

Lyndsay Faye dans les 100 premières pages (ce qui peut paraître long) nous met dans la peau de Timothy, pour nous expliquer comment était la vie en 1845 et le pourquoi du comment il est devenu policier.

Timothy est un personnage humain, sensible, il est observateur, mais aussi un peu naïf, ce qui fait de lui un personnage auquel on s'attache. Il vit avec ses vieux démons, la mort dans un incendie de ses parents, son frère pompier, avec des nombreux vices dont particulièrement la drogue, il sera son supérieur dans la police, c'est "grâce" à lui d'ailleurs qu'il devient policier.

Il est amoureux de Mercy, la fille du pasteur, mais depuis des années il ne lui dit pas, on découvre aussi que dans les années 1845 il y avait encore beaucoup de galanterie homme/femme, le vouvoiement ....

L'enquête est écrite d'une main de maître, elle est magnifiquement ficelée autour des personnages de l'époque, le parti politique, le policier fraîchement recruté, la maîtresse des lieux de la maison close, le parti religieux, les rivettes, les crieurs ... Lors de cette enquête on part sur la mort, l'assassinat morbide d'un seul enfant, puis nous nous retrouvons finalement avec 20 corps d'enfants, de rivettes.

Il y a 2 petits points négatifs dans ce livre,le premiers : les chapitres sont très longs sur plus de 500 pages on se retrouve avec 27 chapitres et le second : on trouve énormément d'argot donc le lexique nous est plutôt bien expliqué, mais il faut continuellement aller à la fin du livre pour trouver les mots sur lesquels nous avons des doutes et parfois dans certaines parties c'est très souvent, j'aurai préférer avoir le lexique en fin de page, les chapitres étant déjà très longs faire des aller-retour sans cesse m'a paru éternisé ma lecture.

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